Syndicat des cols bleus

Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys

Sous-traitance

 

LA GANGRÈNE QUI GRUGE NOS EMPLOIS

Je ne voudrais pas me prendre pour un médecin car je n’ai point les compétences dans ce domaine, mais par contre, moi je connais bien la sous-traitance qui fait autant de ravage dans nos milieux de travail. Les deux vont de pair, car celui qu’on diagnostique une gangrène ou sous-traitance se voit tout ou tard amputer un membre ou plusieurs mêmes.

Est-ce qu’il y a plusieurs catégories de sous-traitance ?

Je vous dirais que oui. Les commissions scolaires se départissent de leurs responsabilités de différentes façons en voici quelques-unes :

Nous  la retrouvons dans l’utilisation de bénévole, en grande partie dans les bibliothèques. Au début des années 80, lors de la récession, les services publics sont vus amputer une portion de leurs budgets de fonctionnement, les techniciens en documentations, les bibliothécaires et les relieurs aux files des années ont vu leurs postes disparaîtrent au détriment des écoles. Face aux coupures de ces services à la clientèle étudiante, la population a été fortement incitée à assumer elle-même ces services par l’entremise des comités de parents. Aux cours des années 80 et 90, plus ou moins cent(100) postes à travers le Québec ont été abolit dans ce domaine. À quand le retour du balancier ? Pourtant, nous savons tous biens que l’économie du Québec par son produit intérieur brut est des plus respectables depuis plusieurs années ! Qu’ils soient stagiaires provenant des écoles secondaires, cégeps ou autres, ces étudiants sont souvent assignés aux même tâches que nous, ce qui, généralement, les détourne de leur programme pédagogique et dans un même temps restreint la création d’emploi. Ceci profite à qui ? Si ce n’est qu’à l’employeur !  Les commissions scolaires reçoivent toute sorte de subvention. Tous ces programmes mis en place par nos gouvernements ont pour effets de faire exécuter nos tâches à rabais et de reporter l’échéance de vraies politiques de plein d’emploi. En 1989, le parti libéral du gouvernement Chrétien avait adopté une loi pour éliminer la pauvreté au Canada. On peut en dire autant du gouvernement Charest quelques années plus tard. Ils non pas réellement crées d’emplois, si ce n’est à coût de subventions qui ont donné vraiment du travail éphémère, non durable et à statut précaire.   Nous constatons que depuis dix(15) ans rien n’a été fait pour arrêter ce fléau mais plutôt elle s’est vue accentuée depuis ce temps.                                                                                                         Luc Charbonneau, vice-président